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Premier meeting d’hydro-aviation à Genève, le 2ème au monde et 1ers Genevois transportés (1912) [2 vidéos]

 

En août 1912, dans la Rade de Genève se déroule le 1er meeting d’hydravions de Suisse et le 2ème du monde. Un seul pilote suisse, René Grandjean, et 3 français s’affrontent 2 jours durant. La météo perturbe la 2ème journée du concours où Grandjean est le seul à savoir appréhender la Bise. Toutefois c’est un succès populaire une grande manifestation publique qui s’étire sur 4 jour. C’est aussi la 1ère fois que des aéroplanes emportent un passager dans le canton, passager qui ne soit pas un élève pilote.


Beaumont offre son baptême de l’air à la poétesse genevoise Marcelle Eyris, mardi 20 août, sur un Donnet-Lévêque, 1er hydravion à coque connu (Ph. : F.H.Jullien).

Les premières rides sur la surface du Léman liées aux flotteurs d’hydravions

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Affiche conçue par le jeune Courvoisier, imprimée par Sonor.

Le 1er hydravion vole en mars 1910. Les frères Dufaux, Genevois, tentent d’en construire un en fin d’année (voir : Récit.). Un 1er meeting d’hydro-aéroplane se tient à Monaco en mars 1912 (8 concurrents, 6 types d’avions). A cette époque ces "hydros" sont des avions munis de flotteurs à la place de roues (Floating-plane) mais en mars naît l’hydravion à coque flottante breveté par Denhaut (Flying-boats), 6 semaines avant le brevet de l’Américain Curtiss.

La construction du novateur appareil de François Denhaut, surnommé "Poisson-volant", est due au jeune suisse Jérôme Donnet (né en 1884 ?), en collaboration avec l’ingénieur français Lévêque (Paris). Plus stable sur l’eau, les ailes, le moteur Gnome 80cv et hélice de l’avion sont placés bien au-dessus de la coque, hors d’atteinte de l’eau. Donnet est originaire de Monthey (VS) où il passa sa jeunesse. Dès son enfance il montre un goût particulier pour la mécanique. A l’âge de 20 ans il se lance dans l’automobile et dès 1911 dans la construction d’hydroaéroplane, avec beaucoup de talent. Agé de 28 ans, il dirige avec André de Beaumont l’école d’aviation de Juvisy (F). De Beaumont (de son vrai nom Jean-Louis Conneau, enseigne de vaisseau, 1880-1938), a déjà traversé 2 fois Paris avec cet hydravion le 3 août, puis réalisé Paris—Boulogne—Londres le 7, et sera présent à Genève. Donnet fera fortune en fournissant des hydravions militaires aux français (1914-18).

De son côté, le Vaudois René Grandjean (1884-1963) a équipé de flotteurs l’avion qu’il a construit en 1910 et qui porte les couleurs fédérales sur la dérive depuis décembre dernier. Il a fait des essais sur le lac de Zoug et réalisé 3 démonstrations à la Journée de vol d’Interlaken, le dimanche 4 août. Ses prestations sont un succès, suivies d’autres vols locaux et l’aviateur se voit engagé pour une série de meetings sur divers lacs, mais tout d’abord à Genève. Avec son nouveau moteur suisse Oerlikon de 40 cv, Grandjean est maintenant très satisfait de son appareil entièrement construit en Suisse.

A Evian, en face du casino et sur le lac, dès le 21 juillet, il est chaque jour possible de prendre l’air au-dessus du Léman et d’y "alaquer" après avoir effectué quelques minutes de vol. C’est la maison Roger Sommer de Mourmelon-le-Grand (F), en prévision du meeting, qui a eu l’idée de se faire connaître au pays des nombreux lacs. Le biplan de 500kg, 11m de long, 15,5m d’envergure, comporte 3 places et est équipé d’un moteur Salmson de 85 CV qui démarre à la manivelle. C’est le Suisse de la Chaux-de-Fonds Ernest Burri (1887-1969) qui le pilote (voir : Récit). L’appareil décolle de l’eau dès 65km/h et la vitesse de croisière varie entre 80 et 85km/h. Des vols ont lieu vers Ouchy (en 8’), Montreux puis vers Genève (à 80km) alaquant vers l’Hôtel National. Quelques passagers furent mentionnés : la comtesse Bossard de Juigné, Mmes Morel, Charlotte Yris, Anne Meredith, MM. Ernest Duval, Mignot, Barillot, le major Vicarino. Le 31 juillet, Burri vole d’Evian à Genève emportant Mlle Dorval "charmante artiste parisienne" et arrive au Jardin-anglais devant une foule immense. C’est la 1ère fois que le Léman est traversé dans presque toute sa longueur par un hydravion. De plus, pour 50ct les Genevois peuvent approcher ce 1er "hydro". Puis le pilote fait plusieurs vols avec passagers (noms inconnus ?) au-dessus du coteau de Cologny.

Vers le 5 août on cite les passagers Léon Bourgeois, ministre du travail français, en congés à Evian, le conseiller national suisse Gustave Ador ; le Conseiller d’Etat Perreard et Charles Moosbrugger, frère d’un ancien député, qui font ainsi leur baptême de l’air. Le 9 août, vers 21h, Burri et le passager Paul Marceau, client du Montreux Palace, héritent d’une panne moteur à 200m du rivage de Montreux (soupape). L’appareil, réparé sur place rentre le samedi sur Evian. Mais le moteur rend mal, et Burri doit alaquer alors que le lac est agité par un fort vent. Touchant un vague, Burri casse les supports moteur et l’appareil s’incline sur l’eau. On vient à sa rescousse et tente de remorquer l’appareil mais le courant le fait dériver. Un bateau vapeur prend la relève mais l’amarre casse après 10’. Entre temps l’hydravion s’est retourné et seuls les flotteurs émergent. Il est complètement détruit et ne sera sorti de l’eau qu’en fin de journée. Burri ne pourra donc pas concourir à Genève ou son cachet était de 4.200F (40.000F actuels). Sommer enverra René Tétard (née en 1879) avec un 2ème appareil similaire.

Les inscrits au 1er meeting d’hydroaéroplanes de Genève, 2ème concours mondial du genre

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René Grandjean et son monoplan fait maison.

Le "Meeting d’hydroaéroplanes de Genève" se tiendra les lundi 19 et mardi 20 août 1912, 2ème meeting du genre au monde. L’ouverture est fixée chaque jour à 14h, devant le quai du Léman où de vastes tribunes seront construites. Les places des tribunes sont fixées à 5F (vers l’hôtel National) et 3F. La Jetée des Pâquis est accessible au prix de 2F et, pour la majorité, une enceinte est située sur la plus grande partie du Quai du Léman, au prix de 1F. De l’Hôtel National au parc Mon-Repos, c’est 50ct ! Le programme officiel (22p., 20ct) est en vente au bureau de l’Association des Intérêts de Genève (AdIG, futur Office du tourisme), à partir du 16. Il comprend les biographies des aviateurs, des photographies des appareils et l’explication du mât à signaux. Les vols débuteront à 15h.

De plus, dès dimanche à 13h débutent des festivités : à 14h régates, 18h30 clôture ; 19h30 banquet à l’Arquebuse. En final, le mercredi 21 : fête de nuit à 19h45 avec ouverture des portes du Jardin-anglais ; concerts ; défilé d’embarcations illuminées prenant part à un concours. A 21h30 feux d’artifice ; à 21h55 embrasement de la rade et à 22h bouquet final. Etienne-Edmond Borel [voir : Biogr), président du Club Suisse d’Aviation, préside ce meeting couplé avec l’AdIG. Le Comité d’organisation reçoit de nombreuses souscriptions en argent pour former les prix attribués aux pilotes, d’un montant de plusieurs dizaines de milliers de francs d’alors. De nombreux reporters de journaux étrangers se sont inscrits pour suivre les épreuves.

Programme des épreuves : 1.) Départ sur l’eau par les propres moyens de l’appareil, dans un quadrilatère, vol d’au moins 2 minutes, retour au hangar. Circuit en sens inverse des aiguilles d’une montre. 2.) Départ d’un point quelconque, poser dans le quadrilatère et décollage. 3.) Du hangar, tour du quadrilatère sur l’eau, décollage devant les tribunes, tour en vol à l’intérieur des bouées, amerrir à un point indiqué. 4.) Vol parallèle à la tribune, couper le moteur et amerrir dans le quadrilatère. 5.) Départ en ligne, 2 par 2, décollage le plus près possible d’une ligne. En outre, des vols de planeurs sont prévus pour les membres du Club Genevois d’Aviation (CGA). Dans le cas ou le vent aurait une vitesse minimum de 10 à 20m/sec. Des expériences de cerf-volants remorquant une embarcation à rame et de cerf-volant monté sont également prévus.

Tous les appareils seront garés sur le quai des Eaux-Vives et peuvent être visités les 19 et 20 août à midi (entrée : 1F). Sont présents les aviateurs français André Beaumont, Frank Barra sur Triad Paulhan-Curtiss biplace, René Tétard sur un biplan Sommer à moteur Salmson de 110 CV et l’unique Suisse : René Grandjean.

Lundi 19 août, 1e jour de compétition : un énorme succès

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Grandjean rasant les tribunes.

Lundi, la foule envahit l’enceinte réservée, c’est la cohue. A peine les caisses sont-elles ouvertes, que le public vient les assiéger. On apporte 80 chaises supplémentaires qui sont immédiatement prises d’assaut. A 15h toutes les places de l’enceinte réservée, 5.000 environ, sont occupées. Toutes les rues, tous les chemins conduisant au meeting sont noirs de monde. Aux Eaux-Vives, 3.000 personnes massées sur les quais attendent le départ des "hydros". En tout, on dénombre quelque 30.000 spectateurs, pour une population du canton de 168.000 hab.

A 15h30, Barra, sur le biplan Paulhan-Curtiss, quitte le quai des Eaux-Vives et en naviguant vient s’arrêter devant les tribunes. Le Français décolle, rase les vagues, puis vole pendant 7’37’’ et 1’08’’. Mais Barra constate une pièce dessoudée sur son appareil et ne termine pas les premières épreuves. A 15h36, Grandjean arrive par la voie des airs sur son monoplan. On l’acclame d’autant plus qu’il est le seul Romand. Il vire audacieusement, descend à pic sur l’eau, passe plusieurs fois au-dessus des tribunes, remonte, quitte la rade pour évoluer au-dessus des maisons du quai du Léman, vire dans le port et pique avec une telle témérité que le public croit à une chute, mais l’appareil se relève avec docilité puis revient se poser à quelques mètres de la bouée de contrôle, devant les tribunes. Il repart aussitôt et regagne enfin son hangar devant lequel il se pose avec grâce. Dans le public on n’entend qu’une voix : l’effet a été saisissant (vols 1-2 : 6’17’’, 1’40’’).

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"L’Hydro" à flotteurs de René Tétard.

A 16h, Beaumont, sur le biplan Donnet-Lévêque blanc, vient à son tour enthousiasmer le public en volant à une grande vitesse. Il passe en revue une flottille de canots qui suivent les épreuves (vols 1-2 : 6’30’’, 1’18’’). Puis Tétard vole 4’18 et prend des passagers : Mme Bellanger-Duval, le Dr Koenig, 2 fois, M. Schemmer, tous enchantés. Lors de la 3ème épreuve, les vols sont les suivants : Barra 7’05’’, 4’15’’, 2’22’’ ; Grandjean 3’55’’, 3’35’’, 1’36’’ 3/5 ; de Beaumont 0’37’’, 2’20’’, 1’25’’, 2’22’’ ; Tétard 3’37’’, 4’49’’, 36’ 2/5, 4’13’’, 3’24’’ 3/5. C’est un magnifique spectacle, mais à cause du faible vent, les cerfs-volants et hydros non motorisés du CGA ne peuvent pas concourir. Par la suite, P. Brasier enfourchera le planeur "Montgomery" de D.Deluz (voir : Récit), tracté par un canot, mais sa tentative restera vaine. A l’issue de la 1ère journée, le lieutenant-colonel Etienne Borel, remet une coupe en argent avec dédicace à chacun des aviateurs.

Mardi la météo n’est pas propice, mais l’événement rassemble

Mardi, 2ème journée, une réussite malgré le mauvais temps et un public nombreux malgré la pluie et la boue. Aux Eaux-Vives, les spectateurs à titre gratuit ne manquent pas. Le public massé sur le quai prolongé tient bon sous les parapluies et les plus tenaces restent là pendant près de 3 heures. Dans les hangars il y a joyeuse compagnie : nombreuses dames en toilettes élégantes faisant partie de la famille des aviateurs, ou femmes de membres du comité. On prend place sur les caisses vides, cela manque un peu de confort.

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René Tétard (F) et Léopold Eynard (GE).

A 15h, avec Gaston Perrot en passager, Beaumont, s’envole (3’52’’ 2/5) suivi de Barra pour un long survol de 8’05’’, et encore 2’16’’. Puis Grandjean, effectue ses descentes à pic et virages vertigineux sous les acclamations (2’25’’, 2’15’’, 5’15’’, 1’34’’). Tétard fait ensuite 2 vols avec le passager A.Brolliet (2’49’’, 3’09’’ 2/5). Beaumont vole alors avec la passagère et poétesse Mlle Eyris, auteur de "Merveilleuse tristesse" (3’47’’, 2’23’’ 3/5). Barra revole (11’12’’ 2/5, 2’53’’ 3/5). A 16h30, malgré la pluie et le vent, il ressort à nouveau (3’24’’, 3’46’’). Si les aviateurs quittent de temps à autre les hangars, leurs vols sont de courte durée et plutôt à caractère démonstratif. A 17h50, Grandjean sort encore son appareil. A ce moment la pluie fait rage ; néanmoins, l’appareil suisse va affronter la rafale. Cinq minutes de vol puis le Vaudois retourne au hangar. On l’applaudit chaudement. Hélas, dès 17h la pluie est décidément continue et n’arrêtera plus. Le meeting se termine par un très court vol de Tétard (1’34’’) avec le passager Godefroy Mallet. La fin est signalée par 3 coups de canon. C’est le soulagement pour les nombreux "mécanos" qui ont passé une après-midi pénible : la mise en marche des moteurs sous la pluie et la sortie de l’eau sur le chariot sont très fatigants. Total général des vols : Barra 45’55’’ 2/5 ; Grandjean 35’42’’ 3/5 ; Tétard 28’33’’ 2/5 ; Beaumont 24’33’’.

Mercredi, jeudi et vendredi : les suites d’une étonnante semaine

"Il est regrettable que la pluie ait mit le point final à cette manifestation, réussie à tous égards. La population gardera un souvenir reconnaissant aux membres du comité, aux souscripteurs, à tous ceux auxquels elle est redevable de ces jours derniers. Et maintenant que nous savons que nous pouvons faire bien et grand, à Genève, nous recommencerons !" Oui, en août 1913 !

René Grandjean remporte 15.000F et part pour Interlaken avant de revenir tenter le Prix Léopold Eynard. Beaumont ne peut partir pour Vevey par les airs, mercredi à 13h, et emmener M. Maurice Duval suite à une légère casse. Il prend le train pour Paris en vue du meeting de St.-Malo. Le jeudi, le Journal-de-Genève contient un texte littéraire de Mme Marcelle Eyris, sous le titre "Lettre aérienne" ou elle relate ses impressions suite à son baptême de l’air de mardi : "Le grand aviateur Beaumont m’ayant fait une petite place dans ses ailes.... N’est-elle pas la 3ème femme passagère aéronautique de l’histoire genevoise, du Léman ou de Suisse ?

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Tétard embaque l’une des très nombreuses passagères de l’été, Mme Fenétral.

Sur le quai des Eaux-Vives, tout est triste et morne. Les hangars sont délaissés ou réduits à l’état de squelette que l’on démonte. Les drapeaux et les bâches sont repliés. La curiosité s’est émoussée : il n’y a même plus de "gamins" ! Un seul hangar reste debout. Sommer, parti pour Paris, laisse Tétard en attente d’une soupape de rechange et l’hydro peut être visité tous les jours pour une somme de 50ct. "Vous prenez des passagers ? - Nous avons une quinzaine d’inscriptions. Mais ce n’est pas moi qui piloterai. Je pars pour Evian, où je remplacerai Burri, qui viendra à Genève. - C’est cher vos promenades ? - Oui, M. Sommer demande 100F pour un vol de 10’" (900F actuels). Vendredi soir, une collaboratrice de la Semaine-de-Genève, Mlle Hélène Fenêtral, fait ainsi un magnifique vol et le dimanche 25, Godefroy Mallet, directeur général de la carrosserie Gangloff, vole à nouveau avec Tétard.

Ont encore volé avec Tétard, le samedi 24 : M.Guyau, Edgar Mercinier, Léopold Eynard (Rolle), Francis Nègre (Nîmes), Edmond von Ernst 1er Lt de cavalerie ; le dimanche : M. Hermann, Mlle Narischkine ; le lundi : Albert Schmidt ; le mercredi : Mlle Chauvet, Dr Martin du Pan, M. Golay, Mme A.Prévost de la Rive ; le jeudi 29 : MM. P.Topali et C.Topali, M. Marshall, Maurice Duval président de l’Aéro-Club, M. L.Gaffetti, Manuel Rossi, Hélène de Djakeli, M. Mme et Mlle Durand, M. et Mme de Djakeli.

Le 31 août, Tétard part de Genève à 13h vers Ouchy (VD) pour participer au meeting d’hydravions lausannois. Malgré une panne réparée en route et un orage, il met 38’. Les meetings d’hydravions sont à la mode et attirent du monde : Le 16-18 août à Boulogne-sur-mer, sur la Manche ; les 24-26 août à St.-Malo ; du 31 août au 3 septembre à Lausanne, puis à Tamise-sur-Escault (B) du 7 au 16 septembre, etc.. Il reste que le meeting genevois est à l’origine du 1er emport de passagers, qui ne soient pas des élèves pilotes (comme sur le biplan Dufaux-5, dès 1911), et l’on a gardé les noms d’une cinquantaine de ces courageux pionniers dans leur genre. A suivre (voir : Récit).

 

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René Grandjean et le 1er appareil de sa construction, aussi à l’aise sur roues, sur skis que sur flotteurs (de sa conception).

 

Par : Jean-Claude Cailliez
Le :  jeudi 6 avril 2006
  • Pour plus d’information, voir : La Patrie Suisse, no.494, 28 août 1912, pp:214-216, 6 ills
  • [09.2012] Les meetings d’hydravions de la rade de Genève en 1912 et 1913 (diaporama musical, 04’’, 11Mo). Format Flash.
    [04.2008] Les meetings d’hydravions de 1912-1913 (sonore, 3’33’’, 72Mo), nécessite le plugin QuickTime, 7.1.3. minimum

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