En 1912, le pilotage étant résolu, il reste à rendre les avions plus performants
Ce monoplan Deperdussin a donc été conçu avec l’ambition de résoudre certains aspects aérodynamiques. La construction de sa coque est ainsi une nouveauté, car construite en un cône de 3 couches de contreplaqué moulé et verni, évitant le classique châssis ajouré constitué de longerons et de câbles, de visserie et de renforts métalliques. Outre le carénage du moteur et le cône d’hélice, les haubans et le train sont également profilés. On le doit à l’ingénieur Louis Becheraud (1880-1970).
Autre vue d’un "Monocoque" manipulé par plusieurs hommes sur un classique terrain de l’époque, constitué d’herbe irrégulière.
Dimensions : envergure 6,65 m, longueur 6,1 m, surface portante 9,66 m2. Vitesse minimale 45 km/h, maximale 110 km/h avec un moteur de 80 CV.
Pour le vol sur le Mont-Blanc, le moteur utilisé est un Le-Rhône, 9 cylindres, de 80 CV, tournant à 1.200 t/min. Il est complété de : magnéto U.H., bougies Oléo et une hélice Chauvière. Quelque 103 litres d’essence sont embarqués pour une consommation de 33 l/h, ainsi que de l’huile Lumina. Les conduites des réservoirs d’huile et d’essence sont protégées contre le gel. Les pneus sont de marque Continental et l’entoilage des ailes est recouvert d’émaillite.
Ce type d’appareil a remporté en 1912 la coupe Gordon-Bennett à Chicago (juillet), en 1913 la 1ère coupe Schneider (16 avril), la coupe Gordon-Bennett à Reims (29 septembre) et la coupe Deutsche-de-la-Meurthe (27 octobre) tout en battant le record du monde de vitesse avec 203,85 km, alors équipé d’un moteur de 160 CV. Parmi tous les pilotes qui l’ont utilisé, il convient de signaler également René Vidart (voir : Biogr.).