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Tous les divers vols des voilures tournantes présentes dans Pionnair-GE (1905-2006) [5 vidéos]

 

Cette page a pour simple objet de réunir les liens vers les divers textes concernant les voilures tournantes genevoises qui figurent dans le site Pionnair.

Elle est complétée par d’autres traces de vols d’hélicoptères de l’histoire genevoise qui ne feront pas l’objet de Récits en propre.


Robert Stierlin en vol sur son biplace accompagné de son épouse, le 1er jour des essais (15 mai 1969). Moteur Johnson de hors-bord (88cv), pales en aluminium extrudé, poids en charge de 240kg. Stierlin se tuera le lendemain avec un passager !

Bref résumé de l’introduction de l’hélicoptère en suisse (1947-1955)

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Le Bell-47J à 4 places de Hermann Geiger, reçu en 1957.

- 1947 : En octobre, 1ère démonstration d’un Bell-47B anglais à l’Allmend de Zurich-Wallishofen (G-AKCX).
- 1948 : le 27 septembre un Sikorski S-51 est présent au meeting aérien de Porrentruy (JU). Il fait alors plusieurs démonstrations en Suisse (G-AJHW).
- 1949 : le 7 juin, le Hiller UH-12A premier appareil enregistré en Suisse (HB-XAI) pour Air Import AG à Kriens (LU). Le 12 novembre le premier pilote suisse formé est Albert Villard, sur Hiller-360, pour la firme Jelmoli à Zurich.
- 1950 : la 1ère école suisse de pilotage d’hélicos, à Zurich, sur H-360, forme 4 pilotes dont Joseph "Sepp" Bauer.
- 1951 : les 17 et 18 mai l’armée utilise un hélico civil à titre d’essai aux manœuvres d’automne près d’Aarau-Lenzburg. L’adjudant Bauer, aux commandes du Hiller UH-12B d’Air-Import (HB-XAA) transporte 103 officiers pour des missions de reconnaissance ; inspection au front ; transmission d’ordre et contrôle de défilé.

- 1952 : L’armée suisse reçoit 2 Hiller et la formation de 5 pilotes militaire débute à Emmen le 1er décembre avec les instructeurs Hansueli Weber et J.Bauer. Durant l’année le HB-XAA piloté par Bauer, sulfate les vignes à Yverdon et dans le canton de Genève. Le 22 décembre Bauer, effectue avec un Hiller-360, le premier sauvetage par hélicoptère à Davos.
- 1953 : En mars le prototype biplace SO-1220 Djinn est testé avec succès à la Jungfrau (3.457m). Le 17 avril, à Berne, est fondé la Schweizerische-Helikopter-AG. Son activité sera dédiée aux vols passagers, la photo aérienne et la publicité volante. A fin septembre, elle essaie un Bristol-171 Sycamore et débutera ses missions en avril 1954. En 1955 la société se rebaptisera Heliswiss. L’armée commande 3 Djinn SO-1221 dont le prototype vole le 16 décembre. L’armée fait ses tests en Suisse, fin 1956, et recevra ses 25 appareils en 1957.
- 1954 : le 26 mars, 1ère immatriculation d’un Bell-47G-1 en Suisse (HB-XAE) pour Schw.-Helikopter AG. En juin, premiers vols passagers et publicité pour le chocolat Toblérone fixée le long du corps de l’appareil.

- 1955 : Au grand meeting aérien de juin, on voit voler à Genève-Cointrin un So-1221 Djinn, un Sikorski S-55 américain immatriculé H19A et un autogire (voir : Récit). Sur 620 appareils immatriculés, la Suisse ne compte que 6 hélicoptères. Il faut y ajouter le seul hélicoptère privé de Suisse depuis le début 1954, celui de Robert Stierlin et Roger Mercier : le "Merlin" (voir : Récit) . Nb : Hermann Geiger ne recevra son propre appareil, offert sur souscription, qu’en 1957 (HB-XAU) ....

 

Le premier "hélicoptère" de Robert Stierlin en 1948-1950

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Robert Stierlin, 23 ans, aux commandes de son 1er hélicoptère (1949).

Avant de réaliser le "Merlin, Robert Stierlin fabrique un 1er hélicoptère qui ne décolla pas. En 1948, il a 22 ans, il a collectionné les articles sur les voitures tournantes découpés dans le journal "Les Ailes". Il dessine l’appareil et le construit en face de chez lui, à "la cour des miracles" chez son ami Roger Brunet, mécanicien, à l’angle de la rue de la Tour et de l’avenue de Vaudagne à Meyrin (GE). Cet appareil est terminé en 1949, équipé d’un moteur monocylindre anglais Villiers, de 15 à 20cv. C’est un minuscule monoplace au siège adossé au mas du rotor, bipale, à la rotation inverse du sens des aiguilles d’une montre. Les pales sont à 10cm au-dessus du casque du pilote. Hauteur du tout : environ 1m. L’entraînement des réducteurs est assuré par courroies. La commande du rotor descend du haut devant la tête du pilote. La partie caudale, démontable, avec le rotor de queue bipale, est ultra légère, en tube de 5/10e d’épaisseur de paroi. Le pilote est assis au raz du sol, entre un train tricycle.

Une fois en marche, à pleine puissance, les pales se courbent vers le haut, mais l’appareil ne se soulève pas et émet de fortes vibrations qui éjectent presque le pilote de son siège. Quelque chose à la tête du rotor est imparfait, probablement une double trainée qui génère ces vibrations. Situé trop bas, le rotor aurait aussi certainement cogné et coupé la queue de l’appareil en vol, lors de son orientation vers l’arrière ou à l’atterrissage et provoqué un accident. Mais ce modèle permet de valider plusieurs paramètres techniques utiles pour la suite des constructions de Stierlin.

Plus tard, avec le rotor désolidarisé du moteur, transformé en bipale, l’appareil devient une sorte de gyroplane. Tracté à 45km/h derrière l’Austin de Roger Mercier, conduite par Gérard Uldry (né en 1935), l’appareil se soulève en autorotation vers le chemin des Ceps et le ch. des Arbères. L’essai est encore fait avec la Pontiac (ex armée US) de Pierre Zahnd sur la rue Virginio Malnati en 1950.

 

"Little Nelly" à Genève avec Kenneth Wallis (1967)

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Sir Kenneth Wallis et l’appareil qui sera utilisé dans le film de James Bond "On ne vit que deux fois" (1967).

Suite à la sortie du film de James Bond 007 "On ne vit que deux fois", présenté au cinéma Rex-Permanent dès septembre 1967 à Genève, Kenneth Wallis fera un vol de démonstration avec l’autogire du film, le WA-116 (G-ARZB), le 4 octobre. L’appareil était armé de 2 mitrailleuses, 4 lance-roquettes, 2 missiles air-air et autres gadgets habituels à bord des véhicules de James Bond.

La veille, K.Wallis rencontra Robert Stierlin en lien avec l’existence de pales d’hélicoptères en aluminium extrudé produites en Suisse chez Panavia S.A.

Wallis avait encore rendez-vous avec R.Stierlin en été 1969 pour voir les nouvelles pales en aluminium de l’hélicoptère biplace que Stierlin venait de terminer. Hélas, ce dernier décéda en mai, ainsi que son passager, lors d’un crash non élucidé.

 

Les hélicoptères de l’Aéro-Club de Genève (1966-2005)

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Le Robinson R22 de l’Aéro-Club en 2004 (HB-XJZ).

En 1962, Jean Baer (voir : Récit) devient le chef pilote avion de l’Aéro-club de Genève (AéCl). A titre privé il se forme sur hélicoptère dès 1964 et obtient ses licences hélico en mars 1966. Il a loué pour cela un Hughes "300" biplace (HB-XCC) à Rotorcraft SA, à Genève dont l’importateur est Bill Lear. Dès juillet, l’AéCl loue cet appareil de 120cv et J.Baer forme des pilotes sur des terrains situés dans les communes de Laconnex puis Avully. En été, l’hélico est co-exploité par la compagnie SATA (voir :Récit). Cette première année connait 18 élèves et 63h de vol. L’appareil, construit en 1965, sera hélas détruit au sommet de la Dôle le 29.01.1968 sans faire de blessés.

En 1967, vu le nombre d’élèves, l’AéCl achète un Hughes 269B biplace qui fonctionne sur le terrain de Choulex, puis à Sézegnin (1968) pour former 4 pilotes de la future Protection civile genevoise. Ils sont instruits par Baer et brevetés en automne 1969. L’appareil HB-XCR sera utilisé jusqu’en 1978. En mai 1971, la Protection civile achète son propre hélicoptère et débauche Jean Baer (voir : Récit). A l’été 1971, l’AéCl compte déjà 1.700h de vol hélico. Plus tard quelques pilotes de la Protection civile feront aussi fonction de moniteur à l’AéCl (Castella, Raemy, etc.)

Dans les années 1973-75 un Hughes 269C de Trans Heli SA est loué permettant l’emploi de 2 appareils (HB-XDW). Il sera remplacé en 1975 par un Bell 47-G3 B1 (HB-XIY) et basé à Sezegnin jusqu’en 1981. En 1979 le Bell 47-G2 (HB-XIE) sera aussi loué durant une année.

L’école de pilotage est à restructurer, elle a vu passer nombre de moniteurs trop temporaires. En été 1984 nait Héli-Genève qui ne durera pas très longtemps au Club et deviendra une société anonyme en septembre 1985 (prés. Marc Antonini, chef-pilote François Mathieu, Ecureuil TWin Star immatr. en France). Le Club emploie à nouveau le HB-XIE (1984-86) ainsi que le Bell 206B Jet Ranger (HB-XNU) (1984-85). L’histoire semble stagner, mais à fin 1990 apparait le Robinson R22 (HB-XTL) qui connaîtra un crash et deux décès le 04 juillet 1991. En 1996, un second R22 (HB-XJZ) sera le dernier hélicoptère employé, jusqu’en 2005. La formation de base hélico est dorénavant assurée par des privés, dont Swift-Copters.

Nombre— Type Immatriculation— En fonction— Remarque—
1 Hughes 300 HB-XCC 1965-66 accidenté à la Dôle (rotor queue).
1 Hughes 300 [269B] HB-XCR 1968-78
1 Bell 47G-3B1 HB-XIY 1979-81 +1984 loué.
1 Bell Jet Ranger 206B HB-XNU 1984-85
2 Robinson R22 HB-XTL 1989-1991 c/n.951, crash 04.07.1991 Présilly.
HB-XJZ 1997-2007 c/n.274.
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La société Executive Hélicoptère Service S.A. (1983-1985)

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Le Bell Jet-Ranger III, HB-XNY de Stéphane Deutsch, au service d’EJA.

En 1983, le Genevois Stéphane Deutsch et son père créent la compagnie genevoise Executive Hélicoptère Service S.A. (EHS) qui utilise un Bell Jet-Ranger III (HB-XNY) piloté par le fils.

EHS intervient sur des chantiers et en sous-traitance d’Executive Jet Aviation à Cointrin.

Un accident dans le val de Bagne (VS), à Fionnay, le 26 juin 1985 (4 tués), dû à la présence de câbles que le pilote de 23 ans ne pouvait voir, mit également fin à l’existence d’EHS.

 

La société Air-Helog SA à Genève (1985-1996)

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L’Agusta 109-A-II de Air-Helog à Cointrin (09.1995).

La société Air Helog SA à Meyrin est fondée le 4 avril 1985 en tant que filiale de Helog AG à Küssnacht (CH), pour le transport de personnes et de matériaux, les transports spéciaux et certains travaux acrobatiques. C’est à cette époque que des installations sont implantées au nord de l’aérodrome de Cointrin, côté Jura, à droite de Transairco/Ruag et une zone d’héliport installée à l’écart des habitations. A l’aéroport, la compagnie dispose d’un atelier mécanique, d’un tarmac réservé et d’un salon VIP. Un gros appareil Surper-Puma (HB-XVY) sera utilisé en 1993 pour des transports de charge.

Dès janvier 1994, Helog utilise un Eurocopter AS 350 B2 Ecureuil (HB-XZY) et emploie principalement un Agusta 109 A-II biturbine (HB-XRK), équipé pour le vol sans visibilité, pour le transport des VIP. A bord on trouvera quelques hautes personnalités ou personnages célèbres comme le Pape Jean-Paul II, François Mitterand, les coureurs de Formule-1 Alain Prost ou Jean Alesi, etc.. Helog emploie finalement 8 pilotes et agrandit l’héliport. Malheureusement, à Noël 1995, la société va mal et son patron Jean-Pierre Vuillet est introuvable. Hélog est en faillite et dissoute en mai 1996. Une partie de ses actifs seront repris par Swift-Copters.

 

La société Swift-Copters à Genève (dès 1996)

Un groupe d’investisseurs se lance à nouveau dans l’aventure ; et recrée à Genève une société de transport par hélicoptère qui prend son essor en septembre 1996 avec le feu vert de l’OFAC. La nouvelle société s’appelle curieusement Swift Copters SA, mais elle avait choisi pour nom "Swiss Copters". Le registre du commerce de Berne n’a pas voulu associer l’image de la Suisse, "à préserver", échaudé par l’histoire d’Helog, et l’on a donc choisi Swift, un peu à la dernière minute. Le logo de la compagnie est réalisé par l’artiste carougeois Roger Pfund qui dessine les billets de banque français d’alors.

La société se consacrera aux transports VIP, travaux de levage, vols photo, manifestations sportives, baptêmes de l’air et à l’héliski, avec en plus une école de pilotage. Cette dernière utilise un petit Schweitzer-269c biplace, américain, tout neuf, équipé d’un moteur à pistons (HB-XJP). Cet écolage fera finalement de la concurrence à celui de l’Aéro-Club, proche voisin, qui abandonnera la gestion d’un Robinson R-22 en 2005. Swift Copter reprend en 1996 une partie des actifs d’Helog : l’atelier de mécanique, la zone réservée du tarmac de Cointrin (héliport), le salon VIP et par bonheur débute avec 3 ex-employés d’Helog : un chef-pilote, un chef de maintenance également pilote et un administratif.

La flottille comprend d’emblée un Eurocopter AS-350-B2 Ecureuil presque neuf puis un 1er Dauphin SA365N en 98 (HB-XQW), un second en 99 (ZBG) et un 3ème en 2003 (ZDR). Suivront un SA342J "Gazelle" en 2004 (ZFD), un EE120B Colibri (ZFR) et dernièrement un Agusta A190S (ZHP), sorte de "Rolls" des hélicos, et preuve de la vitalité de la société. Tous les 8 appareils se reconnaissent de loin dans leur livrée bleu-marine et la compagnie a fait sa niche dans le service haut de gamme faisant presque oublier l’histoire d’Helog. A suivre.

 

Pilotes d’hélicoptère en Suisse : en 1960=6 : en 1970=27 ; en 1980=102 ; en 1990=199. Entre 1990 et 1995 : de 300 à 400 licences par an. En 2007=574 brevetés.

[04.2010] L’hélicoptère géant Mi-26T s’apprête à transporter le voilier "Alinghi 5" à Gênes (2009, musical, 1’43’’, 6Mo). Format Flash, download Mozilla : 5’’

Non exhaustif...

 

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Le Super-Puma T-339 à Vessy, le 6 septembre 1999, entouré par le public après sa spectaculaire démonstration de vol (Athos99).
Par : Jean-Claude Cailliez
Le :  vendredi 2 février 2007


- Mai-juin 1961, des Alouette-II militaires "civilisés" transportent chaque jour les diplomates algériens logés à Genève aux négociations d’Evian face à l’Etat français :

[11.2011] Hélicos suisses pour le GPRA sur Genève-Evian (1961) (vidéo musicale n&b, 01’50’’, 119Mo). Images, de Jacques Reymond : Format Quicktime, nécessite le plugin 7.5 minimum.

- Sans oublier des raretés sur l’incontournable Robert Stierlin :

[06.2007] Le Stierlin "biplace (1976) (film couleur, muet, 4’19’’, 152 Mo), nécessite le plugin QuickTime 7.1.3 minimum. Ne pas hésiter à laisser dowloader un peu.
[11.2007] Le premier et le dernier hélico de Stierlin, 1949, 1969 (Diaporama, N&B, sonore, 2’17’’, 41Mo).

- Emouvantes et dernières images de Roger Mercier dans son atelier de Prevessin. Ce complice des débuts aéronautiques de Robert Stierlin (années 1950-60) décèdera 2 mois et demi après ce tournage, le 5 décembre 2011 :

[05.2017] Roger Mercier : le dernier projet d’hélico et l’ultime interview (20.09.2011) (vidéo-sonore, 05’51’’, 260Mo). Format QuickTime 7.5 minimum. Images de W.Haller.

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