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Thoret "Mont Blanc" héros du vol hélice calée, de raids motoplaneurs, souvent à Genève en 1926-35 [2 vidéos]

 

Si les pilotes sont connus pour avoir du caractère, leur leader sera sûrement Joseph Thoret qui en avait plus que beaucoup d’autres. Il tenta des vols inouïs au-dessus des reliefs, ouvrit la voie au vol à voile français et au vol à moteur dans les Alpes. Moteur coupé, il savait aussi économiser le carburant. Ses raids Paris–Milan, via Genève, sur un avion de 25cv étaient inimitables. Pilote de ligne, il excellait dans la région genevoise où on le vit souvent entre 1924 et 1935.


Joseph Thoret et Robert Bajac, pilotes d’Air-Union, sur le terrain du Fayet en janvier 1928 après un vol autour du Mont-Blanc.
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  • Le futur "Thoret la tempête" : déjà très impressionnant en 1914-18.

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    Thoret et Marcel Weber à Cointrin devant l’Albert TE-1 de 40cv, jaune-ocre (juin 1926).

    Joseph Juste Thoret naît à Dôle (Jura) le 5 janvier 1892, fils d’officier supérieur et élevé en milieu militaire. Il cesse ses études pour se consacrer à l’aviation, aidé par sa mère. Inscrit le 11 mars 1911 à Ecole Bressane d’aviation d’Ambérieu (chef-pilote Louis Mouthier), il décroche son brevet no.708 sur Blériot-Anzani le 12 janvier 1912. Déjà engagé dans les aérostiers militaires en décembre, il passe à l’école de vol d’Avord en août et obtient son brevet militaire no.306 à Pau le 3 août 1913. Là, sur Blériot, il est déjà célèbre pour ses vols par vents forts. En 1914, versé à Belfort à l’escadrille BLE-10 (Blériot), le caporal Thoret découvre les phénomènes ascendants et rabattants en passant au-dessus d’un hangar à dirigeable lors d’un vol où il se retrouve plaqué au sol. Durant la guerre il pilotera dans l’escadrille Voisin no.29.

    Au 6ème jour de guerre il est le héros d’une aventure nouvelle. Le 10 août, il engage le combat aérien contre un Aviatik à coups de révolver. C’est bien le 1er combat mais pas encore la 1ère victoire comme l’écrit la presse, ce qui déclenche une de ces colères tonnantes dont Thoret a le secret et l’habitude. Il est encore le 1er aviateur à aller rechercher un blessé dans les lignes allemandes : son propre frère. Le 29 février 1915, avec le sergent Kolb, ils sont abattus en Allemagne. Prisonniers, évadés, ils sont repris mourants de faim à 20km de la frontière hollandaise. Jour après jour, Thoret s’appliquera alors à respirer méthodiquement les résidus de combustion d’une boîte d’allumettes ce qui l’amènera à être évacué sanitaire en Suisse. C’est son 1er contact avec l’Helvétie, à Loèche-les-Bains, au statut d’interné, où il tombera amoureux de la montagne. Le 15 octobre 1917 il est rapatrié à Lyon et reçoit la médaille militaire. Sa robuste constitution lui permet de retrouver très vite la santé et 6 semaines après il est moniteur de vol à Ambérieu. Sa carrière militaire continuera jusqu’en 1945, au grade de commandant tout en effectuant divers essais d’appareils militaires ou civils pour la France.

    Des records de durée de vol en "poids lourds" avec l’hélice arrêtée.

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    L’avionnette Albert TE-1 du Paris-Venise de 1926.

    En 1920, pilote à la base militaire d’Istres, Thoret se trouve pris par hasard dans les remous du mistral soufflant sur les Alpilles. Hélice calée à bord d’un monomoteur biplace HD-14 de plus d’une demie-tonne (voir : appareil), il lutte contre les remous. Il commence à développer la technique du "rochassier" élaborée non pour battre des records mais pour survivre à ce qu’il appelait "les niagaras de rabattants". Le 3 janvier 1923 à Biskra (Algérie) toujours sur HD-14, hélice calée, il fait un vol record de 7h03’ sur le Djebel Delouatt. Le même jour il donne les 1ères leçons de vol à voile en double commande de l’histoire. Il invente aussi le vol en perte de vitesse à plein moteur dans les rabattants de la falaise géante d’El Kantara.

    Le 6 août 1924, Thoret ouvre à Romanin-les-Alpilles une "Ecole des remous" sur HD-14 (Section d’études de vol dans les remous). Le 26, il tient l’air durant 9h04’ hélice calée avec un gain de 575m et un passager de 90kg. Le 24 septembre 1925 près de Saint-Florent (Corse), il réalise un vol de 40km en 3h33’ hélice calée sur un HD-17, version à flotteurs du HD-14. Parti du niveau de la mer, il réussit à grimper jusqu’à 500m. Il aime à prouver qu’un avion lourd peut évoluer partout comme un planeur, hélice calée et que "le sol n’engloutit pas le vent, et pour aussi bas que l’on soit, il est toujours possible d’y trouver une ascendance". Ces exploits sont filmés, passent aux actualités, et l’Aéro-Club de Genève invite ses membres à les voir en avril 1924 (Pathé, L’école des remous). On retrouve Thoret au meeting international d’aviation de Lausanne les 28-29 mai à la Blécherette. C’est un festival d’une quarantaine d’as militaires français, italiens et suisses qui excellent en voltige et vols spectaculaires. Une escadrille suisse est notamment menée par le capitaine genevois Henry André (1893-1949). Thoret y fait ses vols et atterrissages l’hélice calée avec un Henriot-14 de 80CV.

    En 1926, Paris-Venise via Genève en avionnette de 40cv sur les Alpes

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    Le lieutenant Joseph Thoret (1892-1971) vers 1927 (Photo FAI).

    Thoret est toujours affecté au Sous-secrétariat à l’Air, détaché au Service technique de l’Industrie de l’Aéronautique (STIA). Son nouveau projet consiste à voler sur Paris-Turin-Paris en une escale. Il veut observer les conditions de traversée en vol d’un massif montagneux à bord d’un appareil de faible puissance. Il utilisera l’avionnette "Albert TE-1" en contreplaqué équipée d’un moteur Salmson de 40cv (F-AHDY). Due à l’ingénieur Tellier, oncle d’Albert, qui vient de terminer ses essais à Villacoublay.

    Thoret s’envole de Paris le samedi 5 juin 1926 pour ce raid de 2.500km, de 23h40 de vol et de 12 jours qui se fera malgré tout en 7 étapes. La météo l’oblige d’abord à rebrousser chemin devant le Mont-Blanc coiffé d’une forte nébulosité et il se pose à Genève après 3h, à 120km/h de moyenne (consommation : 30L). Thoret note : "Dans la traversée du Jura, entre Pont-d’Ain et Genève, les tourbillons dus au heurt du vent sur les crêtes que je traversais et les condensations instantanées de vapeur d’eau à l’état de saturation m’ont fait courir de graves dangers ; il faut, en de tels cas, réduire son moteur au maximum et piquer pour ne pas être emporté en altitude dans le nuage. Il ne faut pas croire qu’un avion courrait, dans de telles circonstances, moins de danger qu’une avionnette." Sa connaissance du vol à voile lui permet d’éviter les plus mauvais remous et de réaliser des gains de vitesse tout en économisant son moteur. Le lundi 7, de Cointrin, Thoret fait un vol de 3h30’, avec montée à 3.430m, mais retourne à Genève en raison de ratés au moteur (eau dans le circuit d’alimentation).

    Le mercredi 9, c’est le raid Genève-Turin par la vallée de l’Arve, la Haute Isère, le Petit-St-Bernard dont le col est survolé de 500m. Puis voilà la vallée d’Aoste et ses forts remous, avec des vents d’ouest retombant en tourbillonnant de toute la hauteur du Mont-Blanc. Thoret : "Genève-Turin sous une mer de nuages si basse que beaucoup de vrais avions ne se fussent pas risqués à traverser les Alpes, fut considéré comme une performance aussi intéressante et même beaucoup plus que le Paris-Turin que je n’avais pu réaliser." Thoret continue son vol sur Milan où le mauvais temps lui interdit le retour, il continue alors sur Venise. Vendredi 11 : "Je fis un long vol d’étude (3h40) sur les Alpes, atteignant l’altitude de 4.600m et effectuant une double traversée des Alpes. Ce que j’appris au cours de ce vol où le vent d’ouest tombait en tourbillons sur le versant italien où je volais, me servit pour mon vol si difficile de retour en France, dans des conditions analogues. Je réussis dans des remous effroyables (remous extrêmement violents ne suffit pas pour les qualifier) à franchir la crête des Alpes au Col de Menouve à quelques kilomètres à l’est du Grand St.-Bernard."

    Le lundi 14, c’est le retour via les Alpes suisses, mais pris dans de fortes turbulences dans les gorges de Gondo, près du col du Simplon, après 3h de vol difficiles et une altitude de 3.150 m, il retourne à Milan. Thoret : "Le mot "effroyable" qui, cependant peut seul qualifier même pour un avion puissant, les tourbillons d’un grand vent qui tombe d’une montagne élevée, est certainement trop faible pour exprimer l’état d’âme qui était le mien lorsque, m’étant engagé dans les gorges de Gondo à toute l’altitude que le vent, tombant des Alpes, m’avait permis d’atteindre, je m’aperçus que mon avion, non content de plafonner, s’enfonçait, et que je ne réussirais peut-être pas à le tirer de ces gorges qui, il y a 16 ans, par un temps choisi, eurent raison des ailes de Chavez." Thoret avouera qu’il vouait maintenant une admiration sans bornes à Chavez (1887-1910) qui décéda peu après le passage des gorges.

    Le mercredi 16, au cours d’un long vol de 8h30, il réussit à traverser les Alpes, en passant par le lac Majeur, Gondo, Aoste, le Petit-St-Bernard. Il tente de rejoindre Dijon, via Bourg et Tournus mais volant bas dans la pluie il s’égare et se pose dans un champ vers Cormatin, près de Cluny. Le lendemain : "Je réussis, en me délestant de 8kg de bagages, un décollage difficile dans le terrain petit et marécageux où j’étais, le seul terrain plat de la région" puis c’est la direction de Paris avec un arrêt à Dijon pour saluer des amis. L’aspect révélé lors des vols de cet appareil à faible puissance, est que l’aide des courants ascendants lui permettait d’atteindre des altitudes supérieures au plafond pratique de l’avion. L’avionnette permit donc à Thoret de réaliser sa traversée des Alpes mais aussi de battre quelques records, tel ses vols Paris-Prague le 7 juillet (750km à 137km/h) Prague-Varsovie (500km, 4h10) et surtout Varsovie-Paris le 18 (1450km, 10h10). Pour cela, l’appareil reçut des réservoirs d’appoint portant sa charge à 530kg.

     

    Avionnette Albert TE-1 Monoplace Poids vide : 252kg Poids maxi : 387kg Charge alaire : 39kg/m2
    Moteur : Salmson 40cv, 9 cyl. en étoile, type 9Ad Envergure : 8,71m Longueur. 5,6m Hauteur : 1,98m Surface alaire : 10m2
    Equipement emporté : -> Carburant : 37kg Huile : 3kg Extincteur Pilote & parachute : 95kg

     

    Joseph Thoret dit "Thoret-Mont-Blanc"

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    En Valais, Thoret, à gauche, et Blazy dans le SFAN 1, surmonté de son moteur de 25cv (1935).

    Dès 1925 Thoret crée une école de baptême de l’air à Chamonix. Sur un Salmson des surplus militaires transformé en triplace. En 3 ans, il fait découvrir les turbulences à 410 personnes. En août 1926, impressionné par les exploits locaux de Thoret, un mécène anglo-mauricien Assan F.Dina (1971-1928), astronome et propriétaire de l’observatoire du Mont-Blanc, proche du refuge Vallot (4.367m), le contacte pour effectuer des parachutages de matériel et de ravitaillement au pied du refuge. Thoret accepte et c’est à bord d’une "limousine" Farman F71 à moteur Salmson de 230cv, affrétée par Dina, qu’il effectuera les largages, prévus initialement au départ de Genève-Cointrin distant de 75km (F-AHAK). En septembre, depuis Genève, les 1.100kg de matériel nécessitent 26 rotations en 9 jours compte tenu de la faible charge marchande de l’appareil. Le mécano de Cointrin, Louis Demaurex (voir : Biogr.) participe à l’un de ces vols.

    Mais le trajet aller-retour entre Genève et le refuge, 150km, renchérissent l’opération. Aussi Thoret cherche-t-il rapidement un terrain proche de Chamonix pour recevoir le Farman. Le choix se porte assez vite sur une vaste prairie près du village des Praz-sur-Chamonix, à 10km du refuge Vallot. C’est de là que Thoret s’envolera par la suite pour ravitailler le refuge et l’observatoire, économisant les vols aller-retour vers Cointrin. Toutefois, au cours d’un vol entre Genève et Chamonix (date et circonstances imprécise) des ennuis de moteur l’obligent à se poser rapidement. Il atterrit sur une prairie en bordure de l’Arve près de la commune de Passy. Thoret note l’importance de ce lieu et le signale à Dina qui pense aussi installer un aérodrome à Chamonix et créer l’Aviation du Mont Blanc. C’est là à 65km de Genève, au lieu-dit Marlioz, mieux qu’à Chamonix que cet aérodrome se développera, parfois appelé Passy-Le-Fayet.

    Thoret entre en 1927 chez Air-Union où il pilote des vols commerciaux entre Paris, Lyon, Marseille ou Genève à bord d’une berline Spad 33. Au cours d’un Paris-Marseille, suite à une panne moteur il capote et passe l’avion sur le dos en Côte d’or, sans dommage corporel pour le pilote et les passagers. En avril, en Finlande, il s’entraîna aussi à décoller et atterrir sur la neige avec des skis en guise de train d’atterrissage. Puis il rentre à Chamonix. L’inauguration du terrain de Chamonix-Le-Fayet a lieu le 12 janvier 1928 par Thoret et le grand Robert Bajac (1897-1935). Avant le début de la saison touristique, Thoret effectue les Genève-Passy et ses vols d’essai au Mont-Blanc à bord du Spad 56 à 7 places d’Air Union (420cv, F-AIMO). Dès le 18, avec le Salmson de 1918, il inaugure la mise en pratique de la navigation mixte, des vols utilisant au maximum les courants favorables le long des reliefs, entre Cointrin et Chamonix et dans les circuits des Alpes. Pendant 3 ans d’expérimentation sa méthode montrera ses avantages : économie de carburant, réduction d’usure du moteur, gain de temps et aussi agrément durant les vols, unanimement apprécié par la clientèle. Il faut préciser que le plafond de l’appareil est de 3.000m mais Thoret l’amène facilement à 3.800m grâce aux ascendances. En été, du 25 juin au 6 octobre, il compte 240h de vols touristiques avec passagers. L’hiver, Thoret le passe à Paris. Entre 1928 et 1930, il emporte ainsi 1.612 passagers sur le Mt-Blanc parfois avec l’hélice calée ! Seul à bord du Potez-36 F-AJGT : "Avec 95cv je m’amusais à faire 95’ de danse sur place dans la tempête de neige du Mt-Blanc." Son surnom de "Mt-Blanc" lui est alors attribué par le journaliste Roger Labric en raison du succès de ses vols.

    1932-39, en motoplaneur sur Paris-Domodossola via Genève, pour honorer Chavez

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    Thoret et un officier italien, devant l’Albert TE-1 en été 1926. Photo MAE.

    En 1932, Thoret transfère l’Ecole des remous à Challes-les-Eaux et se consacre presque uniquement à la prospection du massif du Mont-Blanc. En 1935, il tente à nouveau la traversé des Alpes sur un appareil encore plus léger qu’en 1926, une avionnette biplace SFAN-1 à moteur Poinsard de 25cv, un motoplaneur actuel. Le 12 août il vole de Paris-le-Bouget à Auxerre, Lons-le-Saulnier, Challes-les-eaux ; le 13, de Challes vers Aiguebelle, le Mont-Cenis et Turin. Le 14, retour Turin-Challes puis retour sur Paris en 2 jours. En automne Thoret va commémorer les 25 ans du vol de Géo Chavez de 1910. Le 28 septembre, départ du Bourget de 2 appareils (avec l’ingénieur Blazy) avec des escales à Genève, Sion, Brigue. Thoret atteint Domodossola où il se pose sur la prairie "Siberia" à côté du monument dédié à Chavez. Dans les gorges de Gondo il monta à 2.700m et fut fort secoué, alors que son moteur était 2 fois plus faible que celui de Chavez, et il lui fallut 1h20’ depuis Sion. En novembre, Thoret vole de Paris à Nice en 6 jours, donnant des conférences aux escales dans les aéro-clubs.

    Parmi les derniers exploits de Thoret, en 1937, un vol d’une heure hélice calée sur Morane Saulnier 230. Mais hélas, en 1938, ses supérieurs suppriment "l’école des remous". En 1939, c’est peut être l’exploit le plus spectaculaire : sur un bombardier lourd Bloch-200, moteurs au ralenti, il réussit à tenir l’altitude plus d’une heure au-dessus de Sainte-Beaune. Envoyé ensuite au Moyen-Orient, il sera rapatrié de Syrie en 1945 à la suite d’une double phlébite. Inapte au vol, il quitte l’armée de l’air avec le grade de commandant.

    R.&A.Jouhaud : "Retiré à Saint-Rémi-de-Provence, Thoret vit avec son épouse en bordure de "son" terrain, sculptant et peignant des tableaux, recueillant des couleuvres, pestant inlassablement contre les vélivoles qu’il accuse d’avoir transformé une pédagogie de la sécurité en sport inutile. Craint autant que vénéré, il reçoit la visite régulière de tous les utilisateurs du terrain : Atger, Brun, Choisnet, Couston, Mathé et Noin [célèbres vélivoles français]. Il ne cesse de répéter que pour être sûr, le vol à voile doit se pratiquer comme sur un appareil à moteur." Joseph Thoret décède le 4 juillet 1971, à 79 ans. Ce grand champion de vol à voile, de la durée hélice calée sur poids lourds, du "racle-rocs", des "rodéos dans les niagaras des rabattants", de la "vaccination contre la mort dans les tourbillons les plus terrifiants", ce professeur "ès tempêtes alpines", toutes ces expressions sont de lui, disparait en emportant le regret que son exemple n’ait pas été suivi et que ses écoles aient été fermées. Car il était persuadé, et il avait raison, que l’on aurait évité en l’écoutant bien des accidents en montagne".

     

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    le 7 juin 1926, Joseph Thoret va décoller de Cointrin sur son avionnette Albert TE.1 (F-AHDY) et poursuivre sa traversée des Alpes (coll. J.L.Altherr).
    Par : Jean-Claude Cailliez
    Le :  vendredi 21 mars 2008
  • Pour plus d’information, voir : Thoret Mont-Blanc, par Jacques Marceau. Vieilles Plumes, no.14, bulletin de la Fédération Française de Vol à Voile, printemps 2003, 86p., ills n&b, à la Librairie.
  • [03.2008] J.Thoret et l’avionnette SFAN-1 en 1935 (vidéo, N&B, sonore, 2’16’’, 54Mo), nécessite le plugin QuickTime 7.1.3 minimum.
    [05.2015] Cointrin : Thoret et Dina vont larguer du matériel sur le Dôme du Goûter à l’aide d’un avion Farman (09.1926) (vidéo sonore, 03’35’’, 128Mo). Images Pathé de 1927. Format QuickTime 7.5 minimum.

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