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Le plus grand meeting jamais vu à Cointrin et son exposition rétrospective aux rares appareils (1955) [2 vidéos]

 

En 1955 on pouvait encore organiser un gros meeting aérien à Cointrin tout en laissant l’aviation commerciale fonctionner. Une forte présence de 80 appareils de 8 nations, civils et militaires, incluant de rares aéronefs, ainsi qu’une exposition rétrospective attirent près de 150.000 spectateurs, les 2/3 de la population. On découvre les 1ères patrouilles aériennes avec fumigènes, le passage du mur du son, des engins extraordinaires, du jamais vu ! Il n’est plus possible de faire mieux ici de nos jours !


Première et unique venue sur le continent européen d’un bombardier stratégique B-36D, codé 15724, piloté par George Morauske (1955).

Une magnifique organisation pour un programme extrêment riche

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Le meeting est complété d’une exposition.

Genève veut marquer les 50 ans de l’aviation suisse, se basant sur l’existence de l’hélicoptère des frères Dufaux de 1905 (voir : Récit), alors que celle-ci remonte aux travaux de Liwentaal en 1890 mais le fait était alors inconnu (voir : Biogr.). A cela s’ajoute la nécessité d’allonger la piste de 2.000 à 2.500m (comme Kloten) pour rester compétitif (coût prévu 7,5 Mios) et il est bon de sensibiliser la population avec un superbe spectacle où les avions occuperont toute la longueur de piste. Le meeting du Bourget (F) se tenant du 10 au 19 juin 1955, celui de Cointrin aura lieu le week-end suivant, récupérant ainsi une partie des appareils étrangers. Le côté culturel anniversaire sera étayé par une belle exposition baptisée "50 ans d’aviation" qui regroupera des appareils variés en statique et fera de la promotion aéronautique.

L’organisation est menée par la section genevoise de l’Aéroclub et la Société des officiers d’aviation AVIA, présidée par l’aviateur genevois, le major Bornet, aidé d’Yves Maître et Edouard Kössler. Le dernier gros meeting (militaire) eut lieu en 1947 (voir : Récit) regroupant 31 appareils de 6 nations. Il convient donc de faire mieux, en mettant le poids sur les appareils à réaction, presque tous militaires alors que les avions civils fonctionnent encore grâce à l’hélice, tout cela sans perturber la marche commerciale de Cointrin durant un week-end. A l’époque, on y compte 74 mvts par jour incluant l’aviation légère (2004 = 455/j.) et beaucoup moins le week-end pour le seul transport de passagers. Une marque philatélique viendra aussi immortaliser l’événement.

Quelque 70 appareils invités sont alors annoncés, un "plateau" formidable, belle vitrine des productions d’alors. Huit nations répondent à l’appel. S’ajoutent une dizaine d’avions de lignes et ceux de l’exposition. En tout près de 100 appareils ! Le dimanche, 80 d’entre eux voleront durant 5h30’, c’est plus que la somme de tous les appareils montrés en meeting à Cointrin depuis 1920 ! Il y en aura pour tous les goûts : ballon, parachute, autogire, hélicoptères, hydravion amphibie, voltige, transport militaire, jets de chasse, "liners" civils, patrouilles acrobatiques, quelques antiquités et de la modernité (voir tableau résumé ci-après).

Le meeting sera divisé en 3 parties. Le samedi de 14 à 18h se tient un "pre-meeting" avec l’arrivée des appareils, des exhibitions d’acrobatie en solo, des sauts en parachute. Plusieurs patrouilles à réaction profiteront de l’après-midi pour mettre au point leur programme du lendemain en prenant leurs repères. Le dimanche matin, dès 9h30, est consacré à des démonstrations plus tranquilles, dont l’ascension du célèbre aérostier français Charles Dollfus (Musée de l’air) illustrant le passage du plus léger au plus lourd que l’air, puis des démonstrations de planeurs, d’avions légers et de sport. L’après-midi à 14h30 le grand meeting est ouvert par l’aviation suisse suivi d’un programme époustouflant avec des nouveautés comme les évolutions de 6 patrouilles acrobatiques (CH, F, GB, I, Su, USA) et le(s) passage(s) du mur du son ce qu’aucun Genevois n’a encore entendu. Un grand meeting international !

Mais pour certains Genevois et Cointrin le spectacle débute déjà le jeudi 23 avec l’arrivée des premiers aviateurs, 4 pilotes suédois à bord de Saab J-29 "Tonneau volant" qui font directement un vol d’essai. Quatre Hunter supersonique partis de Londres le matin arrivent à Genève en 55’. Deux autres les suivent l’après-midi en 52’, meilleur temps connu sur ce parcours. Le Viscount de la BAE met 2h10’. Celui d’Air France fait Paris-Genève en 55’. A 18h, venant de Dijon, débarque la Patrouille de France et ses 5 Ouragans. Il y a déjà des appareils qui réalisent des figures au-dessus de l’aéroport entre 2 vols de ligne. Le Caudron G3 arrivé par la route effectue son vol d’essai. Cela continue encore ainsi tout le vendredi ! Quant aux avions de l’exposition ils arrivent en camion et en train.... Impossible de raconter dès lors les riches heures de Cointrin sur ces 4 jours, il faut sélectionner quelques chapitres et anecdotes.

De la guerre froide autour du gigantesque B-36D équipé de 10 moteurs

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Autogire C.19 Mk.4 (ex-G-ABXI) aux mains du colonel J.M. Amaures (Esp.), EC-AIM (ph. AIG).

Le clou du meeting est un immense bombardier stratégique américain, un B-36D à 10 moteurs (6 à hélice et 4 réacteurs) venu d’une base US du sud-Maroc. C’est la 1ère et unique fois qu’un tel appareil sera vu sur le continent européen. Le tester sur la piste de Cointrin c’est préfigurer les gros avions de ligne à venir, avec ses 125t à vide et 162t en charge. Il est de taille un peu inférieure à un B-747SP actuel mais avec des ailes plus allongées.

Avant d’atterrir, un F-84 italien a un problème radio avec la tour de contrôle et fait son approche en formation serrée près du B-36. Des observateurs russes au sol en déduisent que le F-84 est largué de la soute du bombardier, fonctionnalité existant sur certains B-36. Le lendemain, un général russe et son équipe demande le privilège de visiter l’appareil, souhaitant inspecter le prétendu mécanisme. Comme l’URSS n’a pas amené d’avion au meeting, le cap Morauske lui donne une réponse diplomatique : "Si vous avez amené un de vos avions pour me le montrer, je réponds favorablement à votre demande !" Par contre, Mme Jacqueline Auriol peut s’installer aux commandes. Belle-fille du président de la République française et femme la plus rapide du monde (1151km/h en mai), elle trouve les commandes très rigides, ignorante d’une hydraulique.

L’emplacement de parking du B-36 est situé au bout d’une petite allée qui n’a que 15cm de plus que la largeur du train d’atterrissage. Il faut y entrer en marche arrière, hélices soufflant vers l’avant de l’avion, ce qui est une manœuvre très délicate avec un véhicule large de 70m, mais réussie. Et lorsque le vent des hélices est orienté vers l’arrière pour freiner le monstre, plusieurs dizaines de chapeaux de spectateurs empoussiérés s’envolent alors vers le Café de l’aviation à 100m de là ! Quant aux avions de ligne, ils retarderont parfois leur départ pour que les passagers voient voler le bombardier, ce qu’il fit majestueusement, rasant la piste ensuite, puis survolant la ville en partance ver l’Afrique le dimanche soir.

Quelques autres grandes découvertes pour les spectateurs genevois

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Hélicoptère contrarotatif de Pescara (1922) en exposition (Ph. Chr. Noir).

Plus gros que le B-36, plus secret encore et mis en service en 1951, un Boeing B-47 à 6 réacteurs survole brièvement le terrain. Présence d’un des 1ers jets civils privés, le Morane Saulnier MS-755 "Fleuret", alors que les avions de lignes sont encore à hélices (DC-3, DC-4, Constellation, etc.). L’autogire La Cierva (1921), avec son hélice avant, décolle sur une courte distance comme un avion aux ailes rognées. Ses vraies ailes sont au nombre de 3, constituées par les pales du rotor supérieur qui tourne comme un moulin d’enfant entraîné par le vent qui s’y engouffre dès que l’appareil avance.

Habitué aux figures de voltige du cap Liardon sur Bücker (voir : Appareil), qui fait ici aussi une belle démonstration, le public découvre 2 autres voltigeurs, Michel Belin et Monique Caillard, champions nationaux français sur Stampe. Belin exécute ses figures au raz du sol. Tout le catalogue connu est exécuté. On cite un grand virage uniquement composé de tonneaux les uns à la suite des autres. Il termine devant les tribunes, cigarette aux lèvres, pilotant d’une main et saluant la foule. La Normande Monique Caillard partage le même appareil utilisant quelques coussins suite à sa plus petite taille. A la fin de son numéro de haute voltige elle en aura d’ailleurs un sur la tête ! Phénomène féminin, elle mène une extraordinaire carrière par sa seule volonté. Institutrice et spectatrice d’un meeting en 1949, elle débute le pilotage à 24 ans (1950) et fait de nombreux sacrifices pour cela. Brevetée en un mois après 15h de vol elle passe son 2e degré et pratique les baptêmes de l’air pour payer sa nouvelle passion. En 1952 elle est monitrice de vol et débute un stage de voltige sur Stampe. Elle côtoie les stars masculines de la voltige et Jacqueline Auriol, mais est toujours contrainte d’emprunter un Stampe pour courir les meetings, appareils pas toujours réglé pour le vol inversé (ratés de moteur). Elle obtient alors ses brevets de vol à voile, parachutisme, pilote professionnel puis de transport public. Sa carrière de pilote, heureuse, se terminera en 1995. Mais à Cointrin, elle clôt sa présentation avec un passage en rase-mottes, en vol sur le dos à quelques mètres du sol !

Les 6 patrouilles aériennes dépassent rarement 4 appareils, composées de chasseurs à réaction de l’OTAN, vitrines des constructeurs. Les Saab suédois laissent derrière eux un splendide panache aux couleurs de leur pays : bleu et jaune, nouveauté ! Les trainées bleu-blanc-rouge des Ouragans de la PAF sont un peu moins visibles. Les futures "Frecce tricolori" utilisent le F-84G sans fumigènes alors. Les Suisses offrent le record d’appareils avec 12 Vampires en formation. La prestigieuse patrouille américaine des Skyblazers est composée de Sabre et les Anglais de Camberra. Quel est le meilleur appareil ? Pour se démarquer certains passent le mur du son et d’autre pas, critère important en 1955. Il y aura 3 bangs sur Cointrin : un Sabre (USA), un Hawker Hunter (GB) et un Mystère IVA (F).

Une exposition regroupant des aéronefs rares, antiques, modernes et variés

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Carte philatélique anniversaire signée d’Henri Dufaux (1879-1980) (ph. Chr. Noir).

L’exposition "50 ans d’aviation", planifiée du 24 juin au 23 juillet occupe totalement l’un des grands hangars. Parmi les raretés abritées signalons l’hélicoptère des frères Dufaux de 1905 (voir : Récit) prêté par le CNAM (F) ; l’unique avion Dufaux-5 existant, acquis par l’armée suisse en 1911 (voir : Récit) ainsi que le Blériot-XI biplace de Bider (1914). Le Caudron G3 baptisé "4 mille", hommage à François Durafour au Mont-Blanc, est venu du Musée de l’Air (F). En état de vol, il est au-dessus de Cointrin jeudi, samedi et dimanche et sur la rade avec un journaliste à bord le vendredi (voir : Appareil) aux mains du capitaine Constantin Feldzer.

Le seul exemplaire de l’hélicoptère Pescara (1922) est venu d’Italie. Son mât central anime 4 rotors contrarotatifs, chacun équipé de 4 pales. C’est l’une des rares machines pilotées à réaliser un circuit de 500m et voler 10 minutes en 1923. Une pièce émouvante s’y trouve encore, le train d’atterrissage de "l’Oiseau Blanc". En mai 1927, Nungesser et Coli tentent la traversée de l’Atlantique au départ de France. Le train amovible est largué pour alléger l’avion, que l’on ne reverra jamais, unique trace de l’événement. Appareils modernes, 2 chasseurs Sabre canadiens sont exposés. Un militaire à l’accent savoureux donne des explications concernant leurs armes et leur moteur canadien. S’y ajoutent, en lien avec l’Aéro-Club, des avions légers, d’écolage, planeurs, modèles réduits ; un stand Swissair et quelques appareils militaires suisses.

Hélas, la réunion mi-juillet des "4 grands" à l’ONU va raccourcir l’exposition de 10 jours, cessant le 13. Il faut pouvoir abriter et surveiller leurs appareils. Dédiée à faire naître ou renforcer chez les jeunes en particulier le goût de l’aviation, l’expo a encore voulu montrer l’impact industriel de cette branche en Suisse. De nombreuses écoles l’ont visité y compris celles de France voisine (300 élèves/jour). En 2005, cela fait 50 ans que rien de semblable n’a été vu ici. Il faut aller à Lucerne, ouvert en 1970 et à Dübendorf (dès 1979) pour retrouver trace d’une pareille culture.

Un succès considérable, impossible à renouer de sitôt

Même si de nombreuses démonstrations civiles ou militaires ont un caractère de prévente, même si la Troupe d’aviation suisse et l’Aéroclub sont là recruteurs, la manifestation est un énorme succès populaire, un meeting exceptionnel. Plusieurs trains et bus spéciaux amenèrent les Genevois jusqu’à Vernier ou Cointrin et 150 gendarmes seront mobilisés. Comme chaque fois, des bouchons bloquent les routes du week-end mais le futur spectateur ne renonce pas. Jamais en Suisse une telle manifestation n’avait eu lieu, probablement dépassée à Payerne en 2004.

Quelque 80.000 spectateurs payants sont enregistrés : billet pelouse adulte 3F (15f actuels), militaire et enfant 1F. A ceux-ci s’ajoutent 10.000 invités et 30.000 amateurs restés à l’extérieur de l’aéroport. Avec plus de 6.000 visiteurs à l’exposition et le public des jeudi et vendredi, on cite parfois le total d’environ 150.000 personnes pour une population cantonale de 221.466 hab. Lors des 10 jours du Salon du Bourget, 106 appareils ont attiré 185.000 spectateurs. Le bilan genevois est donc remarquable. Aux 75 ans de Cointrin en 1995, avec ses 2 Concordes, on ne dénombrera "que" 80.000 spectateurs. Cette époque de meetings est belle et bien révolue, l’activité commerciale de Cointrin rend ces manifestations hélas impossibles aujourd’hui.

 

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Un "plateau" exceptionnel de jets militaires internationaux et d’avions de transport à pistons.

Les appareils du 25 et 26 juin 1955 à Cointrin

Aéronefs. Nation, pilote. Remarques, etc.. Nbre, démo.
Ateliers fédéraux C-35 CH, Lt Friederich 1,
Ballon à gaz F, Charles Dolfus Volume 600m3 Du MAE, Paris 1, ascension.
Beechcraft Mentor CH, Glauser M. Transair SA. 1, vol.
Bell-47G hélicoptère CH, Glauser M. Transair SA 1, vol.
Boeing B-47 Stratojet - ?- USAF SAC Survol sans escale 1, vol.
Bücker Bü-133 Jumgmeister CH, Maj. Francis Liardon HB-MIC Voltige aérienne 1, vol.
Caudron G3 F, Cap. Feldzer 1e Guerre mondiale Baptisé "Le 4 mille" 1, vol.
Convair B-36D USA, Cap. George Morauske Code 15724 SAC, 11th Bombardment squad. 1, vol.
Convair Liner CV-340 NL, KLM. Be, Sabena. Vols de ligne D’Amsterdam et Bruxelles, vers Amsterdam, Nice, Rome. 3, vols.
La Cierva, autogire C.19 Mk4E, col. J.M. Amaures EC-AIM, constr. 1931 Construit par Avro 1, vol.
Dassault Mystère IVA F, Lt Ledoux, Adj. Buge Armée de l’air Fr. Passage du mur du son 2, vol.
Dassault Ouragan F, Lt Tourniaire & al. Patrouille de France, armée de l’air Fumigènes : bleu, blanc, rouge 4-5, vol en patrouille.
De Havilland DH-100 Vampire CH, Cap. Gaston Knebel & al.. Troupe d’aviation Dont tir au canon 12, vol en patrouille.
De Havilland DH-112 Venom CH, Maj. Morel & al. Troupe d’aviation 4, vol.
Dewoitine D-26 CH + D, remorque 1 planeur LO-100 (D) Albert Falderbaum champion allemand 1, vol.
Douglas DC-3 CH, Swissair. E, Ibéria Vols de ligne De Hambourg, vers Francfort, vers Barcelone 1, vols.
Douglas DC-4 CH, Swissair. Vol de ligne Venant de Zurich, vers Madrid 1, vol.
Douglas DC-6B CH, Swissair. Vols de ligne Du Caire et de Sao Paulo. Vers Zurich 2, vols.
English Electric Camberra GB, Flt Banwell & al. Royal Air Force Codés WH909, WH910, WH911, WJ637 4, vol en patrouille.
Fairchild Boxcar USA, Assistance des Skyblazers Codes 3782x, 37850 2, —
Fiesler Storch CH, Adj. Baumann Troupe d’aviation 1, vol.
Fokker C-V CH, Lt Kaiser Troupe d’aviation 1,
Grumann SE16A Albatros USA, Navy Amphibie Aidé de fusées auxiliaires 1, vol.
Hawker Hunter GB, Cap. R.Immig & al. Royal Air Force Lt. P.J.Fry passe le mur du son 4, 2 vols.
Junkers Ju-52 CH, troupe d’aviation HB-HOS Pour parachutiste Pierre Lard 1, vol.
Lockheed Constellation USA, TWA. Vol de ligne de Chicago pour Milan 1, vols.
Morane Saulnier MS 755 Fleuret F, Cdt Guillaume F-WZRS En place de Jacqueline Auriol 1, vol.
North-American Sabre F-86F USA, Maj. Dillard & al. Patrouille Skyblazers. Lt Dan Brewer passe le mur du son 4-5, vol en patrouille.
Percival Provost GB, Lt Taylor 1, ?
Pilatus P-3 CH, Plt Häfliger. Pilote de l’usine à d’Altenrhein 1, vol.
Republic F-84G Thunderjet I, Maj Bellagambi & al. Armée de l’air italienne 4, vol en patrouille.
Saab J-29 SU, col. Erickson & al. Flygvapnet suédoise Fumigènes : bleu et jaune 4, vols en patrouille.
SCAN Nord-2501 Noratlas F, Assistance de la PAF 2, vol d’un.
Sikorsky S-55 USA, militaire Hélicoptère 1, vol.
S.O. 1221 Djinn, CH, militaire Hélicoptère 1, vol.
Stampe & Vertongen SV4c F, Monique Caillard, Michel Belin Championne et champion de France Volige aérienne 1, vols (2).
Vickers Viscount GB, BEA. F, Air France Vols de ligne De et vers Londres, de et vers Paris 2, vols.
+ les appareils de l’exposition. --- --- Non exhaustif.

 

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Parmi les observateurs attentifs du meeting, la délégation russe, toute à droite, mené par le 1er Lt suisse Gilbert Francey, s’approche du B-36 américain mais ne pourra pas monter à bord. L’URSS n’avait pas amené d’appareils à Genève.
Par : Jean-Claude Cailliez
Le :  lundi 14 août 2006
  • Pour d’autres informations, voir : Le meeting du siècle, par Ph.Roy. Journal "23-05", AIG, no.44, 06.2005, pp:10-11, ills, à la "Librairie ".
  • Images du meeting de 1955 à Genève (Diapos et film sonores, 2’30’’, 41Mo), nécessite le plugin QuickTime 7.1.3 minimum.
    Film couleur du meeting de 1955 à Genève (vidéo sonore, 9’15’’, 151Mo), reportage : Autrefois Genève, David Charrier, Jean-Claude Brussino. Format QuickTime.

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